2 ans d’indépendance, le bilan

Ca y est, je viens de franchir le cap des 2 ans d’indépendance. Et comme chaque fin d’année « professionnelle », il est l’heure de faire le bilan.

Encore une année riche ou j’ai pu monter en compétence, rencontrer de belles personnes et commencer à vivre de mes prestations !!!

La chose la plus importante étant la disponibilité pour ma tribu. Ca, c’est vraiment l’objectif numéro 1 de cette aventure.
Non, je vais te raconter ma vie mais… Etre une femme qui se lance dans l’entrepreneuriat (dans un domaine d’activité plutôt mâle dominant), c’est déjà un challenge. Quand en plus, t’es une famille monoparentale, et ben, ça muscle le défi ! Le seul Leitmotiv, au départ, c’est : t’as pas droit à l’erreur ! Surtout quand t’as plus de droit. Merci Pole emploi, grâce à votre décision de me couper mes droits sociaux, je n’ai eu d’autre choix que de … ne rien lâcher et survivre !!!

Je ne suis pas là pour me morfondre, mais ne crois pas que la vie est un long fleuve tranquille.

Allez, je t’épargne mon combat avec l’URSSAF. Chaque indépendant sourira, car OUI : on a tous un souvenir mémorable de l’URSSAF (ou du RSI, choisis ton camp !). Finalement, j’ai opté pour le RSI. Ou non, je n ‘ai pas eu le choix, en fait.

On ne s’improvise pas travailleur indépendant, on le devient

J’ai un grave handicap : je n’aime pas vendre ! Ouè, t’as bien lu, je n’ai pas dit « Je n’aime pas me vendre ». J’insiste sur cette nuance, car j’ai entendu cette phrase des milliers de fois. Et puis un jour, une des personnes qui m’inspire a dit :

Ce n’est pas vous que vous vendez, ce sont vos compétences !

Oh putainnaise !!! Mais c’est tellement ça ! Et là, déjà, la pression descend d’un cran.
Ok, mais un cran, ça ne suffit pas. Il m’a encore fallu de longs mois et les paroles d’une autre personne inspirante (je la cite quelque part, je t’offre un audit si tu trouves. T’as pas de site ? Pas de site, pas d’audit. et pis c’est tout 😉 ) 

Aïe, le syndrome de l’imposteur !

Mais t’as vu tes compétences ?
Oui, mais on est plein à avoir ces compétences

Heureux l’indépendant qui ne connait pas le syndrome de l’imposteur

Et comment on soigne ce syndrome ? Croire en soi ! OMG* c’est mort…
Alors comment te dire que ton passé personnel peut continuer de pourrir ta vie à ton insu… BAM, la confiance en soi.
Donc, pendant un an, j’ai accompagné des projets, réaliser des projets même, et j’ai… gratté ma carapace !
Et là, il y avait du boulot. Je te rassure, je gratte encore. Mais je vois la lumière au bout du tunnel (et ce n’est pas le train !)

Se constituer un réseau professionnel

Pour se faire connaître, il faut se faire un réseau. OK !
Alors les réseaux, c’est super, il y a des petits déj’ café /croissants ou apéro / Amuse bouches. C’est joyeux, les gens discutent, mangent. Sauf que les gens forment des cercles. Et toi, tu arrives comme une fleur avec ton « bonjour, je suis … » On te regarde comme si tu venais d’entendre un sujet secret défense. Et puis ouf, tu aperçois une personne que tu connais (déjà), et qui est semble enjouée de te revoir.
Et voilà, tu as fait une sortie réseautage. En gros, tu as perdu 2 heures de taff ! Tu avais posé tes cartes de visites ; et le paquet n’a pas bougé. Sérieux, il y en a qui comptent leurs cartes de visite avant de les poser. Comme ça, ils savent combien de personnes sont potentiellement intéressées par leur business.

Pour vendre, il faut préparer un « pitch »

Pfouah… Vive le naturel !
Le naturel et le business ne sont pas compatibles. Outch, ça pique !
Vas y, je prépare le pitch et là… Mais je ne suis pas une agence web moi, je suis indépendante.
Ok, donc t’es une agence web indépendante.
Artisan du web, ça passe ? Parce que c’est bien mon métier : je récupère des sites que je remets sur la route de Google** et des utilisateurs. Chacun de mes projets est unique. Je créé, j’adapte, je peaufine, je modifie, …
Artisan, tu peux pas, faut créer avec ses mains.

D’accord.

Le business, ça marche par recommandation

J’attends encore qu’on m’appelle… Non, je déconne, c’est arrivé une fois !

Les clients sont tes ambassadeurs

Complètement d’accord ! Certains croient même que je suis une magicienne.
Je ne fais « que » mon métier, mais j’essaie de le faire au mieux.
Bon ok, je le fais bien !

2ans, il m’a fallu 2 ans pour réaliser que j’avais des compétences, et qu’en plus, j’ai la maîtrise (de mes compétences).
Hop, hop, hop, je t’arrête tout de suite, je ne suis pas en train de me la péter DU TOUT.

En général, quand on me contacte, c’est parce qu’on a besoin.
La plupart du temps, c’est surtout parce que les clients ont payé une prestation au prix fort, souvent par une agence web (et pas indépendante). Et que, voilà… Le produit ne correspond pas à leur attente.

Et pourquoi, on te contacte toi ? Toi qui bosse, bien cachée au fond de ton impasse. Mais parce que tu es Freelance (comprendre moins chère) et en plus, tu es une magicienne !

C’est comme ça que j’ai pris conscience de mes compétences. A ce titre, je remercie les agences X, Y et Z***. Merci, sincèrement !

Je ne me sens pas en concurrence

Avantage ? Inconvénient ? Je n’en ai aucune idée. Et même, j’ai envie de dire : je m’en fiche !

On ne peut pas plaire à tout le monde. A chaque projet, c’est une rencontre. Qu’on le veuille ou non, on se fait tous un 1er avis. Le business n’échappe pas à cette règle.

On a tous nos critères de sélection. Donc, il y a de la place pour tout le monde. (Youpiiii !!!)
Allez, je pousse le bouchon : il y a de très bons commerciaux qui vendent de la <censure> et il y a de très mauvais commerciaux qui excellent dans leur domaine de compétence.

Pas besoin de préciser où je me situe…

Citation Dépassement de soi, source Pinterest

Franchir le cap des 3 ans d’activité

Quand j’ai débuté, je proposais tout : création de site internet (et du WordPress), emailing, Community Management, référencement naturel, … Et finalement, ce sont les sites web qui m’ont fait vivre ( et manger !).
Puis, j’ai eu la blaze des réseaux sociaux. Marre de lire sur des comptes PRO que ton gamin a la morve au nez, que tu déprimes grave. On bosse nous ! On s’en fout de tes états d’âme. Apprends à faire des listes, crées deux comptes, … Fais quelque chose !
J’ai suivi quelques formations en SEO. J’ai passé la certification d’Opquast, car oui, un internet pour tous, l’accessibilité numérique tout ça, ça me fait bien kiffer. Et je suis élève de Laurent Bourrelly, la RockStar du SEO. Tellement fière d’être dans ce cercle (virtueux).

J’adore apprendre. Je n’aurai pas assez d’une vie pour apprendre tout ce qui m’intéresse. Et donc, je ne m’ennuierai jamais.

L’éthique et le webmarketing

Le Yoga est entré dans ma vie il y a un an. Bizarrement, c’est un de mes 1ers clients qui m’a amené au Yoga. Dans son école, il a développé une méthode que j’admire : le « apprendre à apprendre ».

Le hasard n’existe pas, il n’y a que des rendez vous. (Paul Eluard)

Côté développement personnel, j’ai réalisé un bon gros travail. J’ai appris à ne plus nourrir mon ego et j’ai appris l’humilité et le partage, le vrai. Celui ou tu donnes sans chercher à recevoir.

Je vise l’autonomie

Financière, professionnelle, … Dans l’habitat. Dans mes relations professionnelles.
Je souhaite accompagner les entrepreneurs à devenir autonomes, acteurs de leur projet et décisionnaires. Je veux diffuser le « apprendre à apprendre ».
J’ai compris, dans cette 2ème longue ligne droite, qu‘il y a des compétences qui me procurent un grand kiff, et d’autres qui me barbent gravement. Je commence à collaborer. Je vais poursuivre vers ce chemin du partage et de la collaboration.
Et je vais continuer de militer pour un internet pour tous. Je souhaite devenir l’accompagnante des petites entreprises, qui ont des moyens limités et qui ont envie de s’investir dans leur communication, qui ont droit à faire leur place sur le web, comme les GAFA.
Ok, j’me détends…

De l’autonomie au nomadisme

Depuis la création de Rouge Chocolat, mon objectif (à moyen terme) est de devenir Nomade Digitale (ouè, je mets des majuscules, tellement ça me fait vibrer d’y penser).
J’ai la bougeotte ! Depuis 16 ans, j’ai parcouru quelques régions françaises (du Sud hey !). Mon coeur est resté dans l’Aude, en 2005. J’ai la nostalgie des montagnes. Et quand je suis à la montagne, l’océan me manque. Vous voyez le genre ?
Le projet est en cours. Je me languis de pouvoir partir dans cette nouvelle aventure. Alors, en attendant, je vais commencer à affûter mes talents affiner ma plume et trouver mon style de blogging RoadTrip

*Oh My God, pour les anciens
**Qwant, je t’aime aussi
*** Je ne balance qu’en terrasse, avec vue sur la mer. Ou la montagne. Ou les deux

Crédits Photos : Pinterest

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