Comment je suis devenue professionnelle du Web

 

Dans une vie antérieure, je travaillais dans les espaces verts. Mais ça, c’était avant.

Tout d’abord, un reclassement professionnel m’a permis de suivre une formation diplômante (2 ans) de développeur web (niveau 3 sur l’échelle des diplomes) à 2isa en 2007.

 

Webmaster eMailing vs Account Manager

Je suis entrée chez amoureux.com, un site de rencontres gratuit, classé (à l’époque, tout au moins) dans le top 3 des meilleurs sites du genre et racheté par Meetic. C’était en 2008. J’ai d’abord été affectée au service emailing de l’entreprise. Amoureux.com étant un site *gratuit*, nos seules rentrées d’argent étaient par évidence la publicité en ligne.

Durant 3 ans, j’ai réalisé, modifié, bidouillé des kits mails avec pour seuls outils notepad++ et Gimp. J’ai ainsi pu appréhender tout l’aspect « invisible » des envois mailing, en étroite collaboration avec le service technique. L’objectif étant d’optimiser au maximum la délivérabilité de nos envois emailing, je propose des prestations de consultant en emailing. Aujourd’hui encore, je suis bluffée de voir les mails arriver dans les boites sans respecter les critères de délivérabilité. Pire, certains ont été… codés avec les pieds ? Mais aussi à quel point l’emailing est un levier performant et efficace !

Ce métier étant assez répétitif, je suis devenue intermédiaire entre l’équipe de montage emailing et les régies d’affiliation publicitaires. Mon activité s’orientait sur plusieurs axes :

Et je suis repartie… pour une période de 3 ans.

Gestionnaire de base de données 

Une opportunité de poste en monétisation de bases de données m’a été proposée sur la Côte d’azur et j’ai choisi de tenter cette nouvelle expérience.

J’avais cette curiosité de voir comment on travaillait dans une régie d’affiliation publicitaire. Puisque j’avais collaboré pendant plus de 6 ans, autant élargir le champ des connaissances.

Comment dire… « Je suis venue, j’ai vu » pis voilà. Grosse déception, donc je ne citerai pas le nom de la régie. Cette expérience m’a permis de réaliser qu’il est facile de faire rêver les gens, que les promesses verbales n’ont aucune valeur. Également que le routage emailing peut rapporter beaucoup d’argent, surtout quand il est réalisé par des professionnels compétents.

Or, là, ce n’était vraiment pas le cas. J’ai quand même découvert ce qu’étaient des serveurs blacklistés, des DNS (Domain Name System) *cramés* avant d‘atteindre une quelconque notoriété. Tout ce qu‘il ne faut pas faire, en somme.

Bref, j’ai visité Nice et j’ai beaucoup aimé… Le climat notamment !

Mais l’appel du Sud Ouest a été plus fort.

L’aspect « inhumain » de l’informatique, le manque de relation « humano-humaine » me manquait terriblement et j’ai  donc cherché à me *recycler*. Mais voilà, je ne sais faire QUE ça 🙁

Tout naturellement, j’ai souhaité transférer mes compétences en Communication digitale. Baignant dans le domaine du web depuis des années, passionnée par ces technologies, cela semblait tellement possible… Que non, ça ne l’est pas. Pour la raison évidente (LOL ?)  :

Pas de diplôme”spécifique” ⇒ pas d’opportunité
Pas d’expérience concrète ⇒ pas d’opportunité non plus

Quelques petites missions çà et là, mais quasi gracieusement…

 

Retour à la Fac

En 2015, j’ai la chance d’être retenue pour suivre un Diplôme Universitaire à l’IUT de Pau Bayonne dont l’intitulé porte un nom barbare : Technologies de l’Information et de la Communication !

Une fois de plus, je mange des lignes de code. Des lignes et des lignes, de langage en langage. Mais ce que j’aime par-dessus tout, c’est le côté créatif. Je suis une communicante et je me prends au jeu du référencement naturel (SEO) et du Community Management. Hey, tout le monde n’a pas la chance d’avoir un expert en pêche à la mouche comme prof de com’, Frédéric Pérèz.

Après 10 mois d’efforts, de codes et de tapas, je suis enfin diplômée (niveau 2 sur l’échelle des diplomes). Fin 2015, je fête joyeusement ces 10 mois de torture. C’est surement cette soirée-là où j’ai décidé de me lancer dans l’aventure de l’entreprenariat. Hum …

 

Je suis Freelance !

Et me voilà aujourd’hui à lancer mon activité en Freelance. C’est toujours aussi dur de se lever le matin. Par contre, la motivation est autre.

J’ai choisi de me spécialiser sur WordPress. Etant reconnaissance envers ce que la Communauté WP met à disposition, je suis devenue volontaire pour contribuer au bon déroulement de plusieurs WordCamps : Bordeaux (2017 – 2019) et Marseille (2017). J’ai contribué à la mise en place Rocket du WordCamp Lille (2018). Un WordCamp, c’est une journée de conférences dédiées à WordPress. Assez accessible tout public, on y parle des évolutions du CMS, on assiste à des conférences plus ou moins techniques et on aborde toutes sortes de sujet : SEO, mise en avant d’extension, créer un thème, … Tout ce qui peut graviter autour de WordPress. Évidemment, on y fait de belles rencontres (professionnelles !!!). Nous sommes tous de fervents utilisateurs du CMS. Les conférenciers sont souvent des développeurs d’extension (Oui, en France, on ne dit pas Plugin), des hébergeurs, … Et ça, c’est le plus grand réseau de connaissance en tous genres.

Entre prestations et formations

En parralèle, j’ai obtenu un certificat d’assiduité FormaSEO mention Très bien pour valider les bases des compétences que j’ai pu acquérir en SEO. Ce qui m’a naturellement amené à intégrer le BootCampSEO de Laurent Bourrelly. Je participe à quelques événements du BootCamp, ou nous avons la chance d’avoir des intervenants de hight level comme Paul Sanchez !

Je me suis offerte la certification d’Opquast, qui permet de mettre en place les bonnes pratiques du Web et offre un vrai plus à mes prestations (enfin, je l’espère !). La certification m’a paru comme une évidence. C’est chose faite depuis janvier 2018.

Puis la Masterclass Moteurs & SEO des Frères Peyronnet. 3 Jours intenses et riches, ou tout devient limpide.

Pas à pas, on avance

5 déménagements plus tard, je pose mes valises à Saintes, une chouette ville gallo-romaine.

Grâce à la bienveillance de nombreuses personnes, j’ai grandi dans mon métier. J’ai relevé quelques (gros) challenges !

J’ai réalisé quelques sites, pas tant que ça (je suis honnête). Aucun site n’est une copie du précédent. Chaque projet avait ses spécificités, ses besoins. Des clients exigeants (Y a pas que les grandes entreprises qui ont des exigences). Chaque mise en ligne d’un nouveau projet est comme un accouchement : beaucoup d’angoisse pour un résultat au rendez-vous à chaque fois ! Là encore, de belles rencontres.

Les 1ers audits SEO

Sur un réseau très restreint de recommandation, j’ai pu tisser des liens professionnels fiables. Des petites structures qui n’ont pas de gros budget, qui veulent leur place sur la 1ère page de Google.

Plutôt près de la position 0.

Quasiment à chaque fois, le même profil client : un site récent, réalisé par un professionnel (ou une agence), qui a coûté son prix et qui ne fait pas son job. À savoir : ranker !

En écrivant, je réalise que je viens de dresser mon 1er Persona ! OMG j’ai compris 🙂

Pour la plupart des sites, l’audit technique a remonté ce que je nomme vulgairement “une coquille vide”. Même pas une arborescence clean… C’est déprimant ! Cela ne laisse aucune chance d’être référencé. C’est la base. Certains professionnels peu scrupuleux osent vendre des prestations qu’ils ne sont pas en mesure d’honorer (ou ils ne le savent, ce qui serait très grave). Bref, une fois les préconisations en place, les pages remontent et se positionnent. Un début !

Une grande porte s’ouvre : j’ai la chance de participer au projet VivaLing.

De mes projets TPE /PME (j’ai pas dit Plan plan !!!), je me retrouve propulsée à un site multilingue, international et tout ce qui va avec. Grosse excitation/pression ! Là encore, je découvre qu’une agence parisienne de prestige, pignon sur rue et tout le toutim, a réalisé un site… dénué de contenus. Me voilà partie à la gestion d’un site sous d’autres dimensions, avec plusieurs casquettes : WordPress et le SEO. 1ère refonte, j’ai grave les miquettes : un plan de migration de plusieurs milliers d’URLs (en français, en anglais et en mandarin). Finalement, tout se passe sans accroc. Et c’est pas du bol, c’est un travail rigoureux.

Comment j’ai vaincu le syndrome de l’imposteur

Grâce à VivaLing, j’ai vaincu le syndrome de l’imposteur. Je sais ce que je vaux, je sais ce que je sais faire, et ce que je ne maitrise pas. J’ai appris à dire non, notamment quand cela sort de mon cadre de compétences (je ne suis pas graphiste !), à faire des préconisations et à faire évoluer le site vers toujours plus de fonctionnalités, vers un parcours utilisateur qui permet une meilleure expérience… qui établit le 1er niveau de confiance.

Plus récemment, je me suis professionnalisée avec les outils Google, notamment Tag Manager, qui permet d’affiner les rapports d’analyse dans analytics.

Toujours apprendre pour rester animée

Depuis un moment Aujourd’hui, j’ai quelques formations en cours :

Partir explorer de nouveaux horizons du référencement, apprendre toujours plus, rester en veille continue et transmettre les bonnes recommandations qui m’ont été apprises des meilleurs.

En 2020, j’ai rejoins un réseau de femmes entrepreneuses qui déchirent. Enfin, j’ai adhéré, mais je n’ai pas encore pris le temps de m’imprégner de l’émulsion positive de ce groupe de nanas ! Chacune partage son expérience, son expertise, ses émotions. Comme une famille !

 

Aujourd’hui, j’ai envie de :

l n'y a pas de WI-FI en forêt, mais je vous assure qu'il y a là une extraordinaire connexion

 

Je suis passée du discours très masculin qu’on t’imprime dans le cerveau, quand tu te lances dans l’entrepeneuriat

Si tu veux bien gagner ta vie, il faut te lever tôt et beaucoup travailler. Si tu n’es pas capable de faire ça, tu ne gagneras jamais d’argent ( genre un chiffre à 5 ou 6 zéros…)

A celui qui est plein de bons conseils, gavé de compétences, blindé de thunes, j’ai envie de dire :

J’espère que tu prends soin de ta femme, qui prend soin de tes enfants 🙂

A celui-là, j’ai envie de dire :

je me rappelle qui je suis, d’ou je viens, et tout ce que j’ai gravi pour en arriver là.

J’aime pas me lever tôt le matin, mais je peux travailler très tard le soir.

Je suis Freelance, maman et intendante. J’ai donc 3 métiers que je cumule H24 toute l’année, dont 2 même en vacances 🙂

Je suis ouverte à toute opportunité nouvelle, tant que ça me fait vibrer, tant que la magie du web me permettra de m’éclater.