Internet existe depuis 1995. Quasiment 25 ans après, et nous ne sommes toujours pas égaux devant son usage. L’accessibilité numérique, c’est la possibilité de rendre tout contenu numérique accessible à tout public, quel que soit l’endroit où il se trouve. D’une manière plus globale, c’est la possibilité d’accéder aux informations pour n importe qui, de n’importe où, avec n’importe quel outil.

« Un internet pour tous » : un sujet qui me tient à cœur.

L’accessibilité web, quesako ?

Sir Tim Berners Lee (l’inventeur du web et président du W3C*) a défini l’accessibilité numérique ainsi :
Mettre le web et ses services à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique ou leurs aptitudes physiques ou mentales.
(Source Wikipédia)

Quelques exemples concret

  • Ajouter une transcription textuelle à une vidéo , une diffusion audio (ou podcast). Et en plus, c’est bon pour le référencement naturel. Alors pourquoi s’en priver ?
  • Utiliser un contraste de couleurs suffisant entre le fond et le texte (la forme), pour faciliter la lecture tout public  (Coucou les daltoniens, on pense à vous aussi ! ).
  • Faciliter le processus des formulaires, informer de la durée et/ou du nombre de page si celui-ci est long. Permettre à l’utilisateur de modifier les cellules là où il y a des erreurs, sans devoir tout réécrire.
  • Permettre un achat sur un site eCommerce sans créer de compte. C’est RGPD friendly, mais les eCommerçants n’aiment pas trop cette idée. Dommage…

Dans le cas de format de date, suggérer le format attendu. Petit test de connaissance : 12/10/2000, c’est 12 octobre 2000 ou 10 décembre 2000 ? Du bon sens et l’empathie.

Accessibilité numérique - Rouge Chocolat

Qui est concerné par l’accessibilité numérique ?

En premier lieu, on pensera aux handicaps, quels qu ils soient. Notamment parce que le mot « accessibilité » évoque cette image.

La définition du handicap, toujours selon Wikipédia, est la suivante : Le handicap est la limitation des possibilités d’interaction d’un individu avec son environnement, menant à des difficultés psychologiques, intellectuelles, sociales et/ou physiques .

Le handicap peut être temporaire ou permanent

Tout comme on peut naître sans handicap et devoir réapprendre de nouveaux mécanismes de vie, après un accident, une maladie… Autant de possibilités auxquelles il est bon de penser sans jugement.
Il n’y a pas un mais plusieurs sortes de handicaps : sourds, malentendants, aveugles, malvoyants, daltoniens, handicap mental, handicap physique, …

Les non initiés du numérique : les seniors

Les seniors, souvent mis au placard et pourtant utilisateurs des outils numériques. Ils constituent un autre public qu’il appartient de prendre en considération.

En effet, ils n’ont pas forcément le même usage, ni la même faculté d’adaptation au numérique. D’autant plus qu’il est devenu indispensable d’utiliser internet, ne serait-ce que pour les démarches administratives, qui sont de plus en plus dématérialisées.

Et pourtant, c’est un public cible à chouchouter (pouvoir d’achat tout ça, …).

La couverture de réseau internet

Nous ne sommes pas égaux devant les couvertures de réseau internet, d’une région à l’autre, et/ou d’un pays à l’autre. Ceux qui ne vivent pas dans des grands centres urbanisés comprendront mieux que d’autres. Et ça marche aussi d’un pays à l’autre…

Accessibilité numérique pour quels supports ?

Tout support qui nécessite une connexion pour fonctionner devrait idéalement être conçu pour un usage tout public. Mais c’est loin d’être le casSupport d accessibilité numérique

L’ère du tout connecté

Les exemples ne manquent pas : Que ce soit un site internet, un chatbot, un téléphone portable, une tablette, …
mais également une liseuse, des tables interactives comme on en voit dans les musées (et autre lieux publics).

Ou encore une montre connectée, et plus récemment les appareils électro ménagers se connectent au web. Et tout ça pour améliorer votre qualité de vie.

Un non sens pour ceux qui n’ont pas la maîtrise des outils. Non ?

Quand parle-t-on d’accessibilité web ?

L’accessibilité numérique fait défaut quand certains points ont été soient manquants lors de l’utilisation du support, et dont les anomalies ont été remontés. Ou bien cela a permis de détecter des publics qui ne peuvent pas (ou mal) utiliser les outils / supports.
On parlera de mauvaise expérience utilisateur, ou encore d’utilisateurs insatisfaits qui ont remontés les anomalies (leur incapacité d’usage par exemple).

Rendre le web accessible par une meilleure eXpérience Utilisateur

Plus largement, on pourrait imaginer que ce qui rend le web accessible permet une meilleure expérience utilisateur.

Lorsqu’on démarre un projet, on identifie une ou plusieurs cibles : les personas.

Plus on intègre tôt les règles et bonnes pratiques liées à l’accessibilité, et plus il sera aisé de réaliser une liste de préconisations dans le cahier des charges.

De la même manière, tout dépendra des différents métiers qui vont collaborer sur le projet. En effet, si une seule personne a de multiples compétences (un freelance par exemple), il y a fort à penser qu’elle n’affinera pas les optimisations face à une équipe de travail où chacun maîtrise les compétences de son métier.

Les référentiels et les recommandations

Il existe des référentiels d’accessibilité qui sont notamment le W3C (ou World Wide Web Consortium) qui bénéficie des recommandations du WAI* (pour Web Accessibility Initiative) auxquels viennent s’ajouter les WCAG* (Web Content Accessibility Guidelines). Des abréviations un peu barbares qui permettent de déterminer des normes d’accessibilité internationales.
Les normes de WCAG sont définies sur 3 niveaux, mentionnés par des A (A, AA et AAA). L’objectif du WCAG est la possibilité de répondre à 4 fondamentaux en matière de contenu :

  • la perception,
  • l’utilisabilité,
  • la compréhension,
  • la compatibilité entre les différents outils.

Comment intégrer l’accessibilité web dans nos projets ?

Il existe un label national, notamment accessiweb, délivré par BrailleNet, pour le territoire français.

Pour ma part, j’ai choisi de parler d’Opquast (Open Quality Standard), puisque je suis certifiée, depuis janvier 2018.

La certification Opquast permet à tous les professionnels du web de « mesurer leur maîtrise de la qualité web ». Cet organisme a listé 226 critères de qualité web, ou chacune des références se veut :

  • généraliste,
  • transversale,
  • vérifiable,
  • universelle.

Opquast se veut une approche de 1er niveau, qui réalise des préconisations à tous les métiers du web. Les bonnes pratiques servent à prévenir les risques et à réfléchir sur la faisabilité du projet en fonction des objectifs, des contraintes, des utilisateurs, …

Pour résumer, cette certification permet de s’intéresser de manière transversale à tout ce qui fait une expérience utilisateur réussie « pour tous ».

Elle s’adresse à tous les professionnels du web, et favorise un travail en équipe plus efficace : chaque bonne pratique est ainsi pensée et aboutie à chaque étape du projet, par tous les acteurs entrant en jeu en fonction de l’étape.

Le chef de projet est le chef d’orchestre qui vérifie que chaque intervenant a bien intégré les critères d’accessibilité dans les taches lui incombant.

L’accessibilité numérique, combien ça coûte ?

Tout dépend du moment auquel on intègre l’accessibilité web dans le projet (dans le cahier des charges ? ).
S’il est pensé dès la création du projet, on parlera plutôt de se prémunir des risques (de mauvaise expériences utilisateurs notamment).

Que ce soit le développeur, le webdesigner, l’ergonome, ou encore le rédacteur, chacun aura une liste de règles à respecter.

S’il est intégré plus tard, il faudra revoir tout le processus de navigation, d’utilisabilité. Il s’agira donc de :

  • Mesurer (les pertes financières, les pages non consultées, les paniers abandonnés, …)
  • analyser (le processus de vente, de navigation, d’accès à l’information, …)
  • optimiser (tout ce qui a été listé ci dessus notamment)

On comprend ainsi que l’enjeu n’est pas le même dès lors que l’accessibilité a été pensée à la conception ou par retour sur non investissement (quel qu’il soit).

L’accessibilité numérique, pourquoi est ce important ?

Un public qui représente environ 12 millions de personnes, pour la France.

Pourquoi se dispenser d’un tel public ? En pesant le pour et le contre, on réalise vite que le coût est largement inférieur au chiffre d’affaires qu’on pourrait générer.

Il s’agit avant tout de faciliter l’eXpérience Utilisateur (meilleurs résultats, meilleurs taux de conversion, optimisation de performances, …). Les entreprises souhaitent réaliser des bénéfices sur internet. L’humain est (enfin!) au cœur de tous les projets : on veut lui plaire car avant tout, on veut qu’il achète nos produits, qu’il parle de notre marque, qu’il nous donne un avis favorable, …

L’arrivée de l’Intelligence Artificielle (IA) ne fait qu’accélérer la nécessité de faciliter l’utilisation des supports numériques, de simplifier les démarches et de revoir la relation client par la connaissance (Oui, on se tient à votre disposition ; Contactez-nous ! ).

Tout ça pour ça

Soyons honnête, prendre en considération toutes ces préconisations : c’est mettre en place l’ensemble des moyens pour proposer l’accès de tout support connecté à tout type de public. Et pour les esprits marketeux, c’est  bon pour l’image de marque.

Lexique / Glossaire :

*W3C : Le World Wide Web Consortium est l’organisme de standardisation chargé de promouvoir la compatibilité des technologies du W3C

*WAI : La principale mission de la WAI est de proposer des solutions techniques pour rendre le World Wide Web accessible aux personnes handicapées et d’une manière plus générale à toute personne sans nécessiter de pré-requis particulier.

*WCAG : Les règles du WCAG définissent les principes et les lignes directrices pour un Web sans barrière.

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